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LES MEDAILLES

 

Depuis la nuit des temps, la « médaille » a un rapport au « religieux », au sentiment religieux, à la « croyance ».

En effet, on ne porte au cou, de manière intime, que ce que l’on vénère, c’est-à-dire qu’il y a un lien transcendantal entre l’objet porté et ce qu’il représente.

Qu’elle soit en vue d’une « protection de bienfaisance » ou d’une « protection contre une malédiction », 90% des médailles sont de nature « mystique » ou « de dévotion », toujours un peu irrationnelle au sens « utilitaire » du terme, même si elle peuvent constituer une parure parfois.

Dans cet esprit, les médailles se divisent en deux grandes sortes : les médailles dites « de baptême » et les médaille dites « de dévotion ».

 

MEDAILLES DE BAPTEME

Qu’on le veuille ou non, le baptême est un acte religieux, qui marque une appartenance religieuse et distingue finalement l’humanité en deux catégories : les baptisés et les non-baptisés, qu’on assimile aujourd’hui très souvent aux deux « classes d’hommes » : les croyants et les non-croyants.

 

Historiquement catholiques et « baptisés », les françaises et les français ont toujours été très attachés à la médaille de baptême jusqu’au funeste Concile Vatican II, à partir duquel les chiffres de mariages et de baptêmes chutent dans des proportions considérables.

 

Pour autant, les médailles « de baptême » représentent encore aujourd’hui l’immense majorité des médailles portées, pour un marché d’environ 150 000 pièces par an (en France), qui semble se stabiliser à ce « point bas ».

 

Ce marché n’étant pas en croissance, ses parts se divisent entre quelques acteurs historiques, et fluctue pour les uns et les autres au grès des parts acquises ou perdues, selon les années, en un « vase communicant » ordinaire.

 

Mais dans le petit monde de la médaille de baptême, ce qui est en forte croissance, c’est la part prise par la vente dite « en ligne », c’est-à-dire « à distance », par Internet.

 

En effet, historiquement, la médaille de baptême était un achat de proximité, « en bijouterie », avec tout le cérémonial que cela comportait : le parrain, la marraine, les parents, les grands-parents : tout le monde devait donner son avis pour le « choix » de la médaille de la nouvelle « merveille » qui allait naître.

 

Mais désormais, la « médaille de baptême » est devenue, elle aussi, un « article internet », de sorte que des acteurs récents, pas du tout historiquement « bijoutiers », occupent les meilleures places en termes de référencement et de vente de cet article hautement concurrencé.

 

On assiste donc à un croisement des courbes très marqué en faveur de la vente en ligne, au détriment des boutiques, qui ne se battent plus du tout sur cet article pourtant historiquement « de proximité ». Seuls quelques bijoutiers restent dans leur ville des « médailleurs », tandis que la plupart d’entre eux ont déserté ce secteur.

 

En termes de « produits », la demande est fortement dominée par les « vierges à l’enfant » et la croissance des articles à tendance « laïque » comme les « anges » ou les « colombes » ou encore « arbres de vie ».

 

On doit encore signaler une dernière tendance du marché vers les métaux « pauvres » comme le « 9 carat » ou le « vermeil », mais cette tendance est évidemment liée à la très forte augmentation de l’or ces derniers temps.

 

MEDAILLES DE DEVOTION

 

La « dévotion » est une sorte de « gros mot » dans notre monde rationaliste.

 

Pour autant, elle est très présente dans l’intimité du cœur, même en 2022, et peut-être beaucoup plus qu’on ne croit. Qui en effet peut dire qu’il n’a jamais « prié » en quelque circonstance de sa vie, surtout en des moments particulièrement difficiles comme les deuils, par exemple …

 
 
LA MEDAILLE MIRACULEUSE

 

Quoi qu’il en soit, il existe dans le monde de la médaille, un petit phénomène de « dévotion » connu sous le nom de « médaille miraculeuse », dont l’origine est liée à une apparition de la Vierge Marie en plein cœur de Paris, Rue du Bac, en 1830.

 

Au cours de cette apparition, reconnue par toutes les autorités de l’Eglise, la Vierge Marie a demandé à une petite religieuse, Sœur Catherine Labourée, de « faire frapper une médaille » sur un certain modèle, dont elle a donnée elle-même les détails.

 

Deux ans après l’apparition, une médaille a enfin été frappée selon ces prescriptions et le « miracle » a commencé, en ce sens que cette médaille s’est répandue d’une façon fulgurante, avec à la clé énormément de grâces et de bénédictions pour tous ceux et celles qui la portaient avec respect.

 

La « médaille miraculeuse » est ainsi devenue au cours du temps la médaille la plus portée du monde, et la plus frappée. Des études chiffrées ont fait état de plusieurs centaines de millions de pièces, et ce phénomène continue.

 
 
LA MEDAILLE DE SAINT BENOIT

 

Benoît de Nursie est un moine très connu qui a fondé le fameux Ordre Bénédictin, dont le monastère le plus emblématique est celui de CLUNY, en Saône et Loire, qui fut le plus grand et le plus magnifique édifice religieux du monde, avant sa destruction iconoclaste ordonnée par la Révolution de 1789.

 

Benoît de Nursie est mort en 547, c’est-à-dire qu’il a n’a même pas connu l’islam, par exemple. Il est devenu Saint Benoît, puis a été décrété par les autorités de l’Eglise « Patron de l’Europe » et « de la bonne mort ». Avant de mourir, ce saint homme a légué à l’humanité le plus incroyable objet de piété connu sous le nom de « Médaille de Saint Benoît ».

 

L’histoire de cette médaille est rocambolesque (et vous pouvez vous la procurer sur simple demande de votre part à notre site) mais elle atteste la réalité des « médailles de dévotion » dès le tout début de la chrétienté.

 

Cette médaille, elle aussi très règlementée, et dont les prescriptions sont très strictes, est un exorcisme très puissant pour lutter contre les maléfices de Satan, et notamment contre les menaces et les angoisses liées à l’empoisonnement, principalement intellectuel.

 

A la suite d’innombrables miracles et bénédictions de toutes sortes, consignés historiquement, la médaille de Saint Benoît a été pourvue de nombreuses indulgences par le Pape Benoit XIV (Benoît 14) en 1742.

 

Elle est aujourd’hui très répandue, mais des malversations et des libertés ont été relevées dans sa fabrication au cours du temps. C’est ce qu’ont révélé les études d’un moine bénédictin, Dom Prosper Guéranger, en 1862, de sorte que la Maison DUCROS a été obligée de façonner ses propres matrices pour revenir à une médaille véritablement conforme à celle qu’avait ordonnée Saint Benoît.

 

Pour en savoir plus sur ces médailles « de dévotion », vous pouvez demander un document spécifique pour chacune d’elles par simple e-mail à notre site.